Judas, trâitre ou initié par Emile Gillabert. ISBN: 2844544444. Editions Dervy
Présentation de l'éditeur

En résumé : Une réhabilitation de Judas dont le nom est associé à celui de Thomas et de Didyme, synonymes de jumeau, d'alter ego. Cette hypothèse est confirmée par la littérature apocryphe, en particulier par l'Evangile selon Thomas, découvert en 1945 à Nag-Hammadi.
Et si Judas, au lieu d'être le traître honni et bafoué dont l'histoire a véhiculé le mythe, était le véritable initié, celui qui avait les faveurs du Maître, celui qui était à même de transmettre le message ! Cette hypothèse, remise à l'ordre du jour récemment (réapparition d'un manuscrit appelé l'Evangile de Judas), Emile Gillabert la soumet à l'épreuve des textes. Si elle trouve son fondement dans les évangiles canoniques, elle est confirmée par l'Evangile selon Thomas découvert en 1945 à Nag-Hammadi. Dans des documents importants, bien que non reconnus par l'Eglise, le nom de Judas est associé à celui de Thomas, qui veut dire Jumeau, alter ego, et parfois à celui de Didyme, qui est également synonyme de Jumeau. Ce double, voire triple nom, sert toujours à indiquer le disciple que Jésus aimait, l'Initié. Dans ces conditions, la réhabilitation de Judas, si elle est acceptée, ne peut qu'être totale, et le baiser de Judas, au lieu d'être celui d'un lâche indicateur, devient le témoignage de la loyauté, du courage et de l'Amour fraternel.
L'auteur
Emile Gillabert est l'auteur de sept ouvrages centrés sur l'Evangile selon Thomas et la pensée orientale. Son œuvre permet une nouvelle lecture des évangiles. Avec une cohérence jamais démentie, il nous révèle les clefs de la Gnose restituées par Jésus en vue de nous permettre d'accéder à un présent libérateur.
Émile Gillabert est né à Champéry (Valais) Suisse, le 5 mars 1914. Jusqu'à 17 ans, il mène une existence de trans-humant. Berger l'été dans les alpages, écolier l'hiver au village. Après le baccalauréat et une licence de lettres de l'Université de Dijon, il arrive à Paris en 1945.
Il délaisse alors l'Université pour prendre la direction d'une maison d'édition (Les éditions Labergerie) spécialisée dans les ouvrages religieux, poste qu'il occupera jusqu'à la fin des années 60. Parallèlement à son activité professionnelle, il entreprend en 1966 une psychanalyse freudienne qui durera 3 ans.
Là, se situe le tournant de sa vie intellectuelle et de sa recherche personnelle avec la rencontre d'un maître, le Docteur Hubert Benoît, dont les ouvrages sur le Zen font autorité. Cinq années durant, il poursuit sous sa direction l'exploration de la pensée orientale. C'est alors que se produit l'événement majeur de sa vie: la lecture de l'Évangile selon Thomas, manuscrit découvert en 1945 à Nag Hammadi en Haute-Égypte.
Retiré à Marsanne (Drôme) avec sa famille en 1970, il ne cessera de travailler ce texte dans lequel il retrouve la correspondance avec les Védas, le Tch'an (Zen), le Tao ou le soufisme.
A 60 ans, il publie son premier ouvrage: Saint-Paul ou le colosse aux pieds d'argile, psycho-biographie mettant en évidence les traits psychotiques de l'apôtre et la mainmise paulinienne sur les rédacteurs des Évangiles. La même année, il publie Paroles de Jésus et pensée orientale où il revient à la source du message originel de Jésus débarassé de l'influence paulinienne des évangiles canoniques. Ces paroles sont celles de l'Évangile selon Thomas qu'il édite la même année( sous le pseudonyme de Philippe de Suarès). En 1976, il publie: Moïse et le monothéisme judéo-chrétien dans lequel il finit de démonter le mythe judéo-chrétien.
Durant la décennie 80, il publie cinq ouvrages, avec en point d'orgue, son dernier: Judas, traître ou initié, dans lequel il réhabilite le traître pour en faire le seul initié capable de comprendre et de transmettre le message de son maître.
Parallèlement à la sortie de ses ouvrages, il crée en 1975 la revue trimestrielle Les Cahiers Métanoïa* où il poursuit la recherche entreprise dans ses livres, recherche centrées sur la non-dualité et sur la Gnose que la découverte de 1945 permet d'explorer. Les Cahiers approfondissent parallèlement la pensée orientale en dégageant des constantes universelles qui sont celles de la Gnose éternelle. Pendant plus de vingt ans, il animera cette revue et ce jusqu'à sa mort. Grâce aux textes inédits qu'il a laissés, la revue continue.
Il a consacré sa vie à approfondir et à mettre en valeur l'enseignement authentique de Jésus. Tous ses ouvrages sont autant d'introductions au livre parmi les livres: l'Évangile selon Thomas. Ce document capital, qui a été découvert avec une cinquantaine d'autres traités, gnostiques pour la plupart, nous rapporte les paroles authentiques de Jésus. Il s'agit d'un receuil antérieur aux évangiles canoniques comprenant 114 logia ou dits de Jésus.
Sur la fin de sa vie, tout en continuant, au travers des Cahiers Métanoïa, l'étude des logia de l'Évangile selon Thomas, il se consacre de plus en plus à une passion déjà ancienne: la poésie.
Emile Gillabert est décédé à Marsanne, le 6 juin 1995.
Les Cahiers Métanoïa sont publiés par l'Association Métanoïa, 26740 Marsanne, France.